Westislandia est une pièce composée spécialement pour l’Orchestre des jeunes du West Island. Dans ce poème symphonique en un mouvement, on retrouve quatre endroits emblématiques du West Island de Montréal, représentés dans des tableaux musicaux contrastants. Le titre Westislandia est un clin d’œil à Finlandia, une œuvre majeure du compositeur Jean Sibelius et qui est pratiquement devenue avec le temps un hymne national pour les finlandais.
Le premier tableau est une levée du jour sur le Lakeshore, avec le soleil apparaissant graduellement, illuminant le lac Saint-Louis et la ville, réveillant au passage la nature et les oiseaux. Puis, on se retrouve rapidement dans la frénésie de l’aéroport de Dorval: trafic intense et voyageurs pressés sont représentés par des motifs mélodiques et rythmiques saccadés et répétitifs. On entend même des avions qui passent au dessus de nos têtes! Dans le tableau suivant, tout s’apaise alors qu’on traverse le Centenial Park et
son atmosphère champêtre, sa verdure, sa forêt, son kiosque à musique et son étang.
Puis, on revient sur le bord du fleuve, alors que cette vision idyllique de la région se termine près du vieux moulin de Pointe-Claire. La mélodie de ce tableau est inspirée de « Johnston’s Hotel », un air traditionnel de la collection du Smitsonian Folkways Recordings. Bien que ce chant provienne de la région de Peterborough en Ontario, il caractérise bien tout le folklore anglo-canadien que l’on retrouve hors de nos provinces maritimes. La mélodie est utilisée ici pour rendre hommage à l’héritage de la communauté anglophone de la région. À cette ritournelle, d’abord en mineur, s’ajoutent plusieurs contrechants qui s’empilent les uns sur les autres, pour culminer en mode majeur, dans une envolée musicale de variations sur la mélodie initiale.
Enregistrement en concert: West-Island Youth Symphony Orchestra, 1er juin 2025, G.E. D'Entremont, chef
Westislandia
Compositeur: Eric St-Pierre
